Riung et ses renards volants

Arrivés à Riung, au nord de Florès, Catherine, Julie et moi déposons nos affaires au Nirvana Bungalows, où nous sommes accueillis par un jeune type au visage sympathique et allons voir le port: juste une petite jetée au bout d’une longue route le long de laquelle se succèdent des maisons en bambou sur pilotis prêtes à s’effondrer et des palmiers, le tout rappelant Los Angeles. IL n’y a quasiment rien à Riung. Même pas de plage, la mangrove étant particulièrement présente ici. Le village, étendu, possède deux restaurants et quatre ou cinq hôtels. On vient ici pour le parc des dix-sept îles, qui en compte en fait vingt-et-une. Le gouvernement a voulu évoquer la date anniversaire de l’indépendance du pays.
On arrange un bateau pour le lendemain. Plutôt que de prendre un bateau-tout-compris, très cher, on s’occupe nous-même de tout: bateau, déjeuner commandé dans un petit warung, tickets d’entrée. Le soir, et les suivants, nous mangeons au Liqueen: bon, pas trop cher, un effort fait dans la décoration et probable bonne ambiance j’imagine, car nous sommes toujours seuls.

Le jour suivant donc, nous passons une belle journée ensoleillée sur notre bateau privé au milieu de ces îles: snorkelling, balade sur une plage, le meilleur moment de la journée étant la spectaculaire envolée de plusieurs centaines de renards volants, une espèce frugivore de chauve-souris, réveillées par le bruit du moteur. Nous passons un dernier jour à Riung pour voir une magnifique cascade à étages atteinte après une marche hasardeuse en forêt. L’accès est difficile, surtout en tongs! Je galère, les enlève par moments pour grimper sur des rochers, perd mon assurance et finis par tomber près de la cascade, appareil photo en main qui finit sur un tas de feuilles mortes. Je ne me baigne pas. Les muscles de mes cuisses sont tétanisés et se mettent à trembler dans la descente. Ils font vite mal, je prends mon temps. L’après-midi je préfère rester dans le bungalow tranquille pendant que Catherine et Julie partent voir une plage (moche, mais dans un étrange décor rappelant l’Afrique).

Le soir on apprend que le bus pour Ende, notre prochaine destination, est apparemment resté à Ende. Le patron des bungalows nous annonce ça en riant. La serveuse délurée du Liqueen nous confirme ça après quelques coups de fil. Je cherche des touristes venus en voiture privée (il y en a beaucoup sur Florès) susceptibles de nous prendre, mais ne trouve personne. Finalement je rappelle le chauffeur du bus Bajawa-Riung, à qui Catherine a eu l’intelligence de demander le numéro, et il passe nous prendre au lever du jour, juste avant un second bus apparemment appelé par le jeune type de Nirvana Bungalows. Retour donc à Bajawa pour bouger dans la foulée sur Ende.

Post a Comment

Your email is never published nor shared. Required fields are marked *

*
*

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Notifiez-moi des commentaires à venir via email. Vous pouvez aussi vous abonner sans commenter.

UA-21687298-1