A Bajawa nous souhaitons repasser au warung Surabaya, et voir la tête que fera la gentille serveuse, qui commence à nous connaître. Malheureusement le bus nous dépose au terminal principal, hors de la ville. Nous y prenons le pire minibus possible pour Ende. La bande de jeunes qui s’en occupe commence par nous empêcher de prendre un bus venant de Ruteng qui nous aurait fait gagner une heure en menaçant son chauffeur. Le trajet est ensuite horrible. Le chauffeur roule à vingt kilomètres à l’heure, on se fait doubler par tout le monde. La musique est plus forte que dans une boîte de nuit. Je mets mes intra-auriculaires pour atténuer le son et éviter de devenir sourd. Plus de cinq heures en enfer.
A Ende on se fait tout de même déposer à l’hôtel souhaité, l’Ikhlas, un grand hôtel bon marché et très agréable. Nous prenons une chambre triple. La salle de bains est immense et une petite terrasse donne sur un jardin d’intérieur.
Nous nous promenons ensuite en ville et arrivons à temps pour voir un sublime coucher de soleil sur la plage de sable noir. Un match de foot très disputé s’y déroule. Dans l’eau, des enfants jouent tous nus. La plage, bien que salissante, est vraiment belle et originale. Ca change des sempiternelles plages de sable blanc. La ville est plutôt agréable et me rappelle Mawlamyine au Myanmar, ou même l’Inde par moments. Elle est pleine de plantes diverses, les gens y sont charmants. Le lendemain je passe d’ailleurs une bonne heure à parler avec un prêtre catholique ouvert d’esprit et cultivé (il lisait Nietzsche) dans un marché très animé. J’y prends plusieurs portraits de vendeuses, certaines personnes m’arrêtent pour que je les photographie.
Je serais bien resté plus longtemps mais préfère suivre Catherine et Julie, histoire d’économiser un peu d’argent. L’Indonésie n’est plus aussi abordable qu’il y a (probablement) quelques années.