Exposition Kubrick à la Cinémathèque

Depuis le 23 mars, et jusqu’au 31 juillet se tient une magnifique exposition sur Stanley Kubrick à la Cinémathèque Française, près de Bercy. Et, grand fan du réalisateur,  j’ai enfin eu l’occasion d’y aller hier, après avoir vu la version longue de « Shining » sur grand écran  et avant les séances de « 2001 l’odyssée de l’espace » et « Barry Lyndon ».

L’exposition suit la filmographie du réalisateur de manière chronologique. Chaque film est présenté par un court texte, ainsi que (pour la plupat des films) un clap utilisé sur le tournage. Suivent de nombreuses photos de tournage, des articles de journaux d’époque, des lettres, des scénarios annotés, des plans de tournage, des objets originaux et des répliques, des objets ayant appartenus à Kubrick. Parmi les objets m’ayant marqué je retiens les nombreux costumes de « Barry Lyndon », ceux de Bowman et Moonwatcher (« 2001 »), des deux petites filles dans « Shining », le casque de Joker (« Full Metal jacket »), les masques vues dans « Eyes Wide Shut », un échiquier, la caméra Mitchell BNC avec son objectif Zeiss ouvrant à 0,7 utilisés pour les scènes éclairées à la bougie dans « Barry Lyndon » (Kubrick ne louait que peu de matériel et préférait acheter, c’était un véritable geek du cinéma et un fou de technologie), le seul oscar gagné par Kubrick pour les effets spéciaux de « 2001 », le véritable enfant des étoiles de « 2001 », une Moviola (système de montage vertical), sa collection d’objectifs, l’appareil photo et plusieurs clichés de l’époque de Look. Et aussi le seul expace interactif de l’exposition, l’explication du système de projection frontale utilisé au début de « 2001 »: il s’agit d’une énorme machine projetant une diapositive sur un mur se trouvant derrière un décor. La « magie » du système, c’est qu’en passant devant personne n’a l’image projetée sur lui! Je vous laisse le plaisir de découvrir comment cela fonctionne. L’exposition montre aussi de jolies peintures de Chritiane Kubrick avant de finir sur une salle dédiée aux projets abandonnés: « A.I. » (dont Kubrick a finalement confié la réalisation à Steven Spielberg), « Aryan papers » et le fameux projet sur Napoléon Bonaparte. On peut notamment parcourir quelques-unes des fiches collectées par Kubrick relatant l’intégralité de la vie de Napoléon et voir une bibliothèque remplie de livres en anglais, français, allemand. Impressionnant. Pour l’exposition une sacrée collection de souvenirs a été créée, de la clef usb au badge en passant par des affiches, des livres et un coffret intégral (seulement en dvd malheureusement).

Une belle exposition, donc, et un bon moyen de s’aventurer à nouveau dans l’œuvre hors-norme d’un des artistes majeurs du 20ème siècle.

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