La fin de Lost: l’arnaque de l’année

Lundi soir était diffusé le dernier épisode d’une des séries les plus envoûtantes de l’histoire de la télévision: “Lost”. Créée en 2004 par J.J. Abrams, Damon Lindelof et Jeffrey Lieber, “Lost”, c’était six saisons de mystères, de rebondissements, d’inventivité, de suspense; c’était un savant mélange de science et de spiritualité; une aventure de survie pleine de mythologie sur le destin et le libre arbitre, le bien et le mal, les liens familiaux et amicaux, la vie et la mort. “Lost” c’était des discussions sans fin, des théories, et une envie toujours forte de voir la suite. “Lost” n’était pas une simple série télé mais une véritable mythologie moderne, tel “Star Wars” ou “X-Files”, comme seuls les américains arrivent à créer, sûrement à cause d’un manque réel d’Histoire et de mythes.

Et ce matin, où j’ai fait l’erreur (bien humaine) de regarder le final de « Lost ». Je suis maintenant dans un état apathique. Et je suis aussi très énervé. Comment ne pas être énervé après une fin aussi stupide et maladroite? Comment ne pas se sentir trahi? En moins de deux heures, la série « Lost » est passé du statut de série culte à celui de série cul-cul.

Sérieusement. Comment peut-on passé d’une réalité parallèle plein d’événements intrigants à un finish dans une église aux vitraux représentants plusieurs religions où tout le monde se retrouve, souriant, se saluant bêtement, jusqu’à ce qu’une grande lumière blanche ne pénètre dans l’église?
Comment peut-on produire tant d’intrigues et de mystères pour au final n’en résoudre quasiment aucun, quitte à renier une grande partie (notamment toute la partie scientifique) de ce qui a fait le charme de la série?

J’en suis resté bouche bée. Comme beaucoup. Car une bonne fin, honnête, était pourtant facile. Il était facile de donner quelques réponses, notamment à des questions récentes (« Alors demande-lui ce qu’est l’île » dit Richard à Hurley, ce dernier disant voir Jacob, dans un épisode récent). Il était facile à la fois de produire une fin à la fois émouvante, surprenante, avec de l’action, répondant à certains mystères, en en laissant d’autres de côté. Il suffisait de faire comme cela avait été fait pendant six ans. Mais non, Damon Lindelof et Carlton Cuse (qui ont écrit ce final) ont juste décidé de se foutre de la gueule des fans tout en se concentrant sur l’aspect émotionnel, quitte à verser dans le ridicule. Merci.

Voici donc MA fin, ou en tout cas un aperçu de ce que j’ai pu écrire maladroitement aujourd’hui:

Tout d’abord, qu’est-ce que l’île? Une prison un peu magique retenant une entité « maléfique », un cerbère (le terme cerbère est utilisé furtivement dans la série), le néant, le mal absolu. A cause du frère de Jacob, celle-ci, sous la forme d’une fumée noire (mais aussi sous la forme du frère de Jacob, puis de plusieurs autres personnages), prit vie. Jacob fut chargé de l’empêcher de partir de l’île.

Dernier épisode:

Sur l’île: Desmond descend dans le trou et meurt en enlevant la pierre. A ce moment Locke n’est plus qu’un être humain normal (mais il n’est plus Locke bien sûr, il reste la fumée noire; celle-ci repérsentant le mal absolu, elle est immortelle et peut prendre plusieurs formes) et la fumée noire prend la forme de Desmond. Jack tue Locke puis descend dans la grotte remettre la pierre. Hurley devient protecteur. Tout le monde part sauf Hurley le protecteur et Desmond la fumée noire (ainsi que Rose et Bernard). Jack meurt comme dans la série, en voyant l’avion partir.

Réalité alternative: Desmond arrive à faire rencontrer tout le monde. Ils se reconnaissent un peu, quelques bribes de souvenirs remontent. Mais ils ne se connaissent pas, et surtout ne se reconnaissent pas comme dans le vrai final.
Desmond les a réunie pour en choisir un. A cause de la destruction de l’île plusieurs années passées le monstre pouvant sortir, un dispositif a été créé, ailleurs, pour garder le monstre. Mais aujourd’hui, une faille pouvant permettre à celui-ci d’envahir le monde, l’endroit a besoin d’un gardien. Desmond a fait ce job car il est le seul à vraiment posséder les souvenirs de ses deux vies. C’est Eloïse Hawking qui lui a demandé.
Tous vont sur la nouvelle île-prison et se confrontent au monstre. Certains sont tués (peut-être les mêmes que dans la réalité), l’un d’eux devient le monstre, un autre le protecteur. Pas forcément les deux mêmes que dans la réalité première.

Et à la fin, on voit Richard Alpert qui découvre la télévision, ébahi, en mangeant un hamburger.
Non, je déconne…

Je pourrai développer (peut-être que je le ferai), par exemple ce qu’il advient de Jacob lors de l’explosion, ou de Charles Widmore, mais bon c’est pas mon job.

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