Deux expositions au Grand Palais

Hier j’ai eu l’occasion de voir deux expositions au Grand Palais, deux expositions qui m’ont agréablement marqué.

J’ai commencé en début d’après-midi par voir “Le TAG au Grand Palais” (http://www.tagaugrandpalais.com/): Alain-Dominique Gallizia, architecte, a fait venir dans son atelier 150 artistes taggeurs du monde entier en leur proposant de travailler sur deux toiles 180x60cm d’après un même thème: à gauche la signature de l’artiste, à droite l’amour vue par l’artiste. Certains de ces artistes sont des légendes dans le milieu, tels Taki 183, le premier graffeur connu (et sûrement même l’inventeur du tag) ou Toxic, ami de Basquiat dans les années 80; d’autres sont plus jeunes, moins connus. La plupart sont français ou américains, mais il est étonnant de voir les oeuvres d’artistes iranien (Isba, absolument magnifique), islandais, autrichien, taïwanais.
Ce qui m’a marqué c’est de voir une vraie sensibilité artistique chez des gens qu’on qualifiait sûrement de vandales à une époque pas si lointaine. Tous ont un style et une personnalité qui surgissent des toiles de manière énergique et passionnée.
En plus de faire connaître au grand public des artistes majeurs, il y a une vraie volonté historique dans cette exposition, celle de témoigner d’un mouvement toujours à part et pourtant déjà bien vieux (relativement). C’est réussi, et le lieu y est aussi pour quelque chose: une grande salle encore en rénovation, un plafond voûté, un air de vieux hangar délabré. C’est bientôt fini (jusqu’au 26 avril), allez-y!

Je suis allé ensuite à l’exposition “Une image peut en cacher une autre” (http://www.rmn.fr/Une-image-peut-en-cacher-une-autre) qui commence juste et dont j’avais vu des images au journal en début de semaine. Plus de 250 oeuvres d’artistes connus ou anonymes de toutes les époques et pays avec lesquelles jouer, dans lesquelles se cachent des visages, des formes. Les maîtres en la matière: Dürer, Dali, Arcimboldo, Raetz. Mais il y en a bien d’autres! Des images d’Epinal aux pierres aux formes incroyables, il y a de quoi passer un long moment.
Ce qui m’a plu, surtout, c’est de me sentir acteur de l’exposition, de pouvoir jouer avec les oeuvres, pas seulement de les regarder longuement les unes après les autres. Car dans chaque pièce de cette exposition se cache quelque chose à découvrir. Et si au début on ne voit pas grand-chose, après une heure d’entraînement on a tendance à en voir plus qu’il n’y en a!
Les sommets de cette exposition: une salle entièrement consacré à Salvador Dali, avec surtout un film dans lequel ce qui semble être un paisible paysage avec lac et montagne se révèle être un portrait de ??? et une dernière pièce consacrée à Markus Raetz qui joue avec les sculptures et leurs formes comme personne. L’exposition se terminera le 6 juillet prochain.

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